Lady Michele Renouf in Teheran June 2010

 

French translation of Lady Renouf's impromptu address in Teheran on 3rd June 2010, at the invitation of President Ahmadinejad.

 

Invitée à improviser une allocution devant le Président Ahmadinejad et un millier d’invités étrangers à Téhéran au siège présidentiel, le 3 juin 2010, lendemain de la conférence de commémoration de l’Imam Khomeiny, Lady Michèle Renouf s’est exprimée dans les termes suivants:

Très honoré Président  – homme sans pareil en cette époque – et vous, hôtes estimables, et vous aussi, mes fortunés collègues et compagnons :

L’Imam Khomeiny est pour nous un modèle. Oui, il est un modèle pour l’Occident et il est assurément de notre devoir de faire en sorte que l’Occident le sache bien. Car l’Imam Khomeiny répond à la question « Qu’est-ce que la Justice ? » par « Demandez-le à votre Raison ; car la Raison est l’œil de la Justice ». L’Iran et l’Occident partagent une antique tradition hellénique, celle de l’attitude rationnelle que l’Imam Khomeiny a soutenue pendant que l’Occident s’est laissé fourvoyer pour devenir la proie de ce « verbiage d’escrocs » : le boniment des prédateurs. La tradition hellénique repose sur les quatre vertus inséparables que sont la Modération, la Sagesse (accompagnée par la méthode scientifique), la Justice et le Courage.

Ces dernières quarante-huit heures il m’a été demandé quelle qualité j’admirais le plus chez l’Imam Khomeiny, lors même que la raison pour laquelle il est un modèle aussi bien pour l’Iran que pour l’Occident réside en ce qu’il promeut les quatre indissociables vertus cardinales. Car, comme le fait le Président Ahmadinejad – lui-même un modèle, ainsi que témoigne la conférence tenue sur son initiative en 2006 à Téhéran – , il nous indique que « la vérité historique est une affaire de preuves et non d’émotions » (pour citer le dernier évêque chrétien courageux, Mgr Richard Williamson), et que sans vérité historique, il ne peut y avoir de justice internationale.

L’Imam Khomeiny fut un grand défenseur de la Palestine ; il avait compris que la Société des Nations et, plus tard, l’ONU étaient des émanations sionistes conçues pour faire échec à la vérité historique et que, dans ce but, elles instituèrent un véto discrétionnaire anti-démocratique et pro-sioniste. La base même de l’ONU est de nature aussi trompeuse que celle du procès de Nuremberg de 1945 et 1946. A cette époque-là, même cinq juges de la Cour suprême des Etats-Unis avaient dénoncé le procès-spectacle de Nuremberg mené par les soi-disant alliés victorieux comme une « farce judiciaire » montée par « des meutes avides de lynchage ». Ces cinq juges, aujourd’hui oubliés, déclarèrent que les ouï-dire et les témoignages extorqués par la torture étaient irrecevables en cour et que ceux qui agissaient à la fois comme juge et jury lancèrent un défi grossier à la justice naturelle.

Assurément, l’Imam Khomeiny souhaiterait que nous exposions les deux tricheries fondamentales opérées toujours par ceux qui créent et contrôlent les médias et le narratif qui fait office d’information publique. Ces tricheries sont révélées comme telles, premièrement, lorsqu’on constate que l’Entité sioniste n’a jamais eu un droit moral de pirater la Palestine et, secondement, lorsqu’on se rappelle que la juiverie européenne n’avait nul besoin de le faire. Un demi-siècle avant la seconde guerre mondiale (un fait de chronologie qui prive cette guerre de toute conséquence sur le sujet), les plans de 1895 de Theodor Herzl pour un Etat juif jetèrent les bases d’une politique génocidaire contre les autochtones, les Palestiniens, qui, pour reprendre son propre euphémisme, allaient devoir « disparaître » pour céder la place aux Juifs.  

La stratégie génocidaire de Herzl de 1895 laisse voir que les Juifs étaient des coupables et non pas des victimes, et qu’en conséquence ils n’avaient à aucun moment un droit moral sur la Palestine. De fait, après 1928, les Juifs européens n’avaient nul besoin de dérober la Palestine : aujourd’hui encore il existe une région autonome juive du nom de Birobidjan, paisible et disponible, au sud-est de la Russie d’Asie, à la frontière chinoise, pour la création de laquelle il n’a pas été nécessaire de déporter des autochtones. De nos jours, certains Juifs tentent d’argumenter que c’est par acte d’antisémitisme que Staline mit cette région de 30 000 kilomètres carrés (équivalent à la superficie de la Suisse) à la disposition des Juifs. La vérité est que Staline mettait à disposition de tous les groupes ethniques qui composaient l’Union soviétique leur propre territoire autonome, et que nul « antisémitisme » n’a jamais menacé le Birobidjan. En outre, en 1945, alors que les Juifs s’exclamaient « Nous n’avons pas de patrie ; nous voulons et nous méritons la Palestine », ils mentaient à nouveau car, en 1945, rien ne s’opposait politiquement à ce que la juiverie européenne s’en remît au giron hospitalier de leur vaste Région autonome du Birobidjan, depuis longtemps en existence.

Ceci est toujours valable aujourd’hui mais on n’entend jamais parler du Birobidjan dans nos médias conformistes. Ça n’est qu’exceptionnellement que l’Agence télégraphique juive (ATJ) mentionne le Birobidjan et lorsqu’elle le fait elle le mentionne de manière fallacieuse en tant que « région ». Existe-t-il une « région » au monde de la taille de la Suisse ?! En fait, depuis  la disparition de l’Union soviétique, les territoires ethniques autonomes de cette dernière ont acquis le statut de république ; cependant l’ATJ nous indique que, mue par une prétendue « sensibilité » à l’égard d’Israël, le Birobidjan a décliné, par peur d’attirer l’attention des goyim sur son existence, de se reconnaître comme première patrie juive ainsi que comme Etat ou république.

Je place mon espoir dans notre Président Ahmadinejad, qui parle vrai avec courage, pour qu’il fasse connaître la première patrie juive et qu’il fasse savoir qu’il n’y a nulle raison pour les Juifs européens de revenir en Allemagne, en Pologne ou en Autriche alors qu’ils possèdent leur propre Etat, dont la première langue est le Yiddish. Etudiez, je vous prie, sur le site web www.birobidjan.co.uk ma proposition pour une première patrie juive car vous y trouverez, dans l’esprit de l’Imam Khomeiny, une campagne en faveur d’un réarmement moral pour une solution morale. Les Palestiniens, pour qui la Nakba représente la grande tragédie du XXème siècle – et ces courageux électeurs [de Gaza] qui ont voté démocratiquement pour les héros confirmés du Hamas – , ont droit à la restitution de chaque pouce de leur malheureuse terre et, en tout état de cause, ne veulent rien de cette farce spécieuse présentée sous l’étiquette d’un débat sur « un Etat – deux Etats ». Le départ immédiat des Juifs européens de toute la Palestine et la compensation due au peuple arabe autochtone n’ont que trop tardé pour ceux qui, depuis plus d’un siècle, continuent de se battre pour nous tous sur le front de la raison et au nom de la justice internationale.

Merci, Monsieur le Président : je suis heureuse d’être dans cette compagnie enthousiasmante, au milieu de ces courageux électeurs qui défendent la raison internationale de l’Imam Khomeiny et la justice historique du Président Ahmadinejad !

Enfin, Monsieur le Président, j’allais oublier de vous dire que je vous ai amené un film sur DVD. Il traite des anciens combattants anglais qui ont servi en Palestine en 1945-48 et qui racontent une version bien différente des mensonges que l’on entend sur la création d’Israël, une version contraire à celle de leur gouvernement d’alors tenu en hypothèque du fait de ses dettes de guerre. Bien entendu, du point de vue de nos dirigeants leur témoignage ne doit pas figurer dans les pages de l’histoire, donc ils ne sont jamais invités à la cérémonie annuelle devant le grand Monument aux morts à Londres ; on leur a refusé les médailles et ils ont dû payer de leur propre poche le monument à la mémoire de leurs défunts camarades. Dans la bande annonce de ma trilogie « Israël en flagrant délit de baratin » je cite la sagesse manifestée par le Roi Ibn Séoud lorsque celui-ci prédisait avec une grande justesse le désastre que ces occupants terroristes juifs devaient amener au Moyen-Orient. Le Roi Ibn Séoud, lui aussi, est un modèle pour les Saoudiens… hélas, tout comme l’Occident ces derniers sont les victimes des trafics d’influences et des connivences inspirés du baratin d’usurier qui règne sur les esprits.